L’arrivée de notre fils – 11 juillet 2025

L’arrivée de notre fils – 11 juillet 2025

Il y a des dates que l’on n’oublie jamais. Pour nous, ce sera à jamais le 11 juillet 2025, à 22h41 : le moment où notre fils est venu au monde, bouleversant nos vies et remplissant nos cœurs d’un amour infini. Voici le récit de ces heures intenses, de l’attente à la rencontre.


L’attente avant le grand jour

Mon terme était prévu pour le 25 juillet. Bébé semblait bien au chaud, et de notre côté, nous avions prévu un petit voyage pour fêter nos noces de coton le 8 juillet. Tout était organisé : un aller-retour dans le sud de la France pour célébrer cette étape de notre mariage.

Mais ce matin-là, rien ne s’est passé comme prévu. À 2h du matin, je suis allée aux toilettes et j’ai perdu le bouchon muqueux. Le travail commençait. Panique : je n’avais toujours pas préparé la valise de maternité ! Alors, avec Ben, nous avons tout rassemblé dans la nuit – mes affaires, ses affaires, et celles de bébé. Une fois la valise bouclée, je me suis sentie rassurée, un vrai tourbillon d’émotions !


Les premières contractions

Le lendemain, la journée s’est déroulée normalement. Nous sommes même sortis nous promener. Mais dans l’après-midi, les premières contractions se sont fait sentir. Vers 19h, elles se sont intensifiées et nous avons pris la route pour l’hôpital à 23h30.

Sous monitoring, les soignants m’ont donné des médicaments pour dormir car j’étais épuisée, et finalement, le travail s’est arrêté. Le lendemain matin, nous sommes rentrés à la maison pour que je puisse me reposer. Nous sommes allés voir Baileys, ma jument, pour la promener et voir si le travail allait continuer.

Mais à 19h, tout a recommencé. Les contractions sont revenues, plus régulières. À 23h30, nous étions de retour à l’hôpital, et cette fois, ils ont décidé de me garder.


Une nuit interminable

La nuit fut très difficile. De minuit à 6h du matin, j’ai eu des contractions extrêmement fortes. Ben, épuisé lui aussi, a passé la nuit à mes côtés, allongé par terre, mais toujours présent.

À 7h, enfin, la péridurale a été posée. Ce fut un immense soulagement, même si la piqûre et l’accumulation de douleurs m’ont arraché quelques larmes. Mais une fois la péridurale installée, un soulagement immense ! Nous avons passé la journée à parler, écouter de la musique, et même à nous reposer un peu dans l’attente de la suite.


Le moment de panique

Vers 21h, les sages-femmes sont venues m’annoncer que mon col était dilaté à 10. Il était temps de préparer l’accouchement. À ce moment-là, une vague de panique m’a envahie. Tout mon corps s’est mis à trembler, je n’arrivais pas à me calmer. Après neuf mois d’attente, je réalisais soudain que le moment était arrivé.

Avec Ben à mes côtés, j’ai commencé à pousser, guidée par les sages-femmes. Mais au bout de trente minutes, rien ne se passait. Le bébé ne descendait pas, malgré tous mes efforts. Le médecin a été appelé, et le verdict est tombé : notre bébé regardait vers le haut au lieu de vers le bas, et mon bassin était trop étroit. Son rythme cardiaque faiblissait et ne repartait pas normalement.

Il fallait agir vite. La décision est tombée : césarienne en urgence.


La césarienne d’urgence

Nous avons été séparés, Ben et moi, au bord des larmes. J’ai été emmenée dans le bloc opératoire, entourée d’une dizaine de personnes. L’anesthésiste, les médecins, les infirmiers… je tremblais et je pleurais, submergée par la peur. On a placé un champ opératoire, et le temps m’a paru interminable.

Une vingtaine de minutes plus tard, j’ai entendu ce son inoubliable : le premier cri de notre bébé.


La rencontre

À ce moment-là, ils sont partis avec lui, me rassurant rapidement. Puis, quelques instants plus tard, on m’a posé mon fils sur l’épaule droite. Nos regards se sont croisés, et j’ai senti l’émotion m’envahir d’un coup. C’était irréel : il était là !

Ensuite, il a été confié à Ben. Pendant près de deux heures, il a veillé sur lui, coupé le cordon, participé aux premiers soins, tout en pensant à moi. Il m’a confié ensuite qu’il avait eu peur, mais qu’il était rempli d’émotions en découvrant son fils et en prévenant nos proches de sa naissance.

De mon côté, j’étais en salle de réveil, encore bouleversée par la séparation. Les soignants ont finalement accepté que Ben et le bébé me rejoignent. Ce moment restera gravé.


Nos premiers instants à trois

J’ai ensuite rejoint notre chambre où Ben m’attendait avec le bébé et  la magie a continué. Voir Ben s’occuper de notre fils, le tenir dans ses bras, le consoler, devenir papa sous mes yeux… ce fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Le 11 juillet 2025 à 22h41, nos vies ont changé pour toujours. Ce jour-là, nous avons accueilli le plus beau des cadeaux : notre fils, Liano, 3,570 kg et 48 cm de pur bonheur 💛

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